Rondouillarde, partagée entre sensualité et symbole d'un certain statut économique proche de l'aisance, Carmen, les lèvres teints d'un rouge profond, passe   entre le public. Celui ci l'embrasse, la félicite, lui offre des fleurs, rouge sang bien sûr, précipite ses doigts pour toucher ses habits autochtones aux couleurs vives, frôler un instant son symbole, sa mémoire, son orgueil.

Mais en une fraction de seconde, deux « birlochas » jaillissent du public et lui tombent dessus.

Etalée entre ses longues jupes, comme un nénuphar fripé et malmené, Carmen n'a pas le temps de réagir sous le poids d'Ana la vengadora. Celle-ci l'immobilise durant trois longues secondes pendant lesquelles elle lui plante ses incisives dans le crâne. Le sang commence alors à couler à flot de la blessure et un frisson d'ivresse et de rage parcourt le public...

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Galeries / Le catch à El Alto: Les femmes prennent la releve...